miércoles, 11 de febrero de 2009

CALEDONIE

Nouvelle-Calédonie
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Pour les articles homonymes, voir Nouvelle-Calédonie (homonymie).
Nouvelle-Calédonie


Drapeau
Armoiries

Administration
Statut politique
Collectivité sui generis française
Capitale
Nouméa22°16′S 166°27′E / -22.267, 166.45
Gouvernement- Président de la République - Haut-commissaire de la Rép. - Président du Gouvernement
Nicolas SarkozyYves DassonvilleHarold Martin
Géographie
Superficie
18 575,5 km²
Démographie
Population (2008)
244 410 hab.
Densité
13,16 hab./km²
Langues
Français langue officielle plus 28 langues vernaculaires et de nombreuses langues parlées par les minorités ethniques
Économie
PIB (2007) · PIB/hab.
6,437 milliards d'euros26 554 €/hab
Monnaie
Franc CFP (XPF) [1]
Autres
Fuseau horaire
UTC +11
Domaine internet
.nc
Indicatif téléphonique
687
La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'Océanie situé dans l'océan Pacifique à 1 500 km à l'est de l'Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne.
Distante de la métropole de près de 20 000 kilomètres et d'une superficie de 18 575,5 km², cette collectivité territoriale de Mélanésie rattachée à la France et créée par l'accord de Nouméa, est dite sui generis (ou « de son propre genre ») car possédant un statut particulier, différent des autres collectivités d'outre-mer (COM)[2],[3]. Néanmoins, un référendum local portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française est prévu entre 2014 et 2019.
Sa capitale, Nouméa, en est aussi la principale commune et la seule ville. Elle compte 91 386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 146 000 habitants.
Son code postal commence par 988.
Sommaire[masquer]
1 Histoire
2 Géographie
2.1 Les îles
2.2 Les lagons
2.3 Climat
2.4 Paysages
3 Toponymie
4 Biodiversité
5 Population
5.1 Données démographiques
5.1.1 L'inégale répartition de la population
5.1.2 Une population jeune
5.1.3 Une croissance dynamique mais de moins en moins forte
5.2 Groupes principaux
5.3 Langues
5.4 Religion
6 Institutions et Politique
6.1 Institutions
6.1.1 Subdivisions
6.1.1.1 Provinces
6.1.1.2 Communes
6.1.2 Le Congrès
6.1.3 Le gouvernement
6.1.4 Le sénat coutumier
6.1.5 Les conseils coutumiers
6.1.6 Le conseil économique et social
6.1.7 Signes identitaires
6.1.8 Représentation nationale
6.1.9 Représentants de l'État
6.1.9.1 Le Haut-Commissaire de la République
6.1.9.2 Le Vice-Recteur
6.2 Défense
6.3 Diplomatie
6.4 Courants politiques
7 Économie
8 Culture
8.1 Infrastructures culturelles
8.2 Musique
8.3 Littérature
9 Galerie de photos
10 Codes
11 Notes et références
12 Bibliographie
13 Liens externes
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Histoire [modifier]
Articles détaillés : Histoire de la Nouvelle-Calédonie et Peuplement de l'Océanie.

Habitants autochtones de Nouvelle-Calédonie, vers 1880
Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.
Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaiien kanaka signifiant « homme ») maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.
Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook. Cook baptise cette terre « New Caledonia » en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique).
Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte Ouest à bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de la Nouvelle-Calédonie, reconnaît la Côte Ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte.
À partir de 1841, des missionnaires commencent à venir s'installer. Du côté catholique, des frères maristes, menés par Monseigneur Douarre qui est nommé vicaire apostolique de Nouvelle-Calédonie, s'installent tout d'abord à Balade en 1843, mais là encore les missionnaires sont chassés en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, à partir de 1851.

Carte historique extraite de l'encyclopédie allemande Meyers Konversations-Lexikon de la Nouvelle-Calédonie et des îles Loyauté
Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral français Febvrier-Despointes.
Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.
Après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-échecs
En 1931, un groupe de Kanak est exposé comme anthropophages dans un enclos de cases, au jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris[4].
Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France libre dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.
Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigénat. En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de « l'or vert »: c'est le « boom du nickel », la Nouvelle-Calédonie devenant alors le troisième producteur mondial.
Les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dégénèrent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des « Événements » (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa.
Cet épisode pousse les deux camps et leurs leaders à négocier aboutissant à la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance. Cet accord est complété par l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998 qui prévoit alors la mise en place d'une autonomie forte. Le référendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indépendance ou maintien au sein de la République française) étant repoussé entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés. À l'issue de votes toujours négatifs, un nouvel accord sera négocié.

Géographie [modifier]

Carte générale des archipels de Nouvelle-Calédonie
Article détaillé : Géographie de la Nouvelle-Calédonie.
La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'Océan Pacifique sud, situé dans la mer de Corail autour des coordonnées 21°30′ Sud 165°30′ Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est. Elle couvre une superficie terrestre totale de 18 575,5 km²[5]

Les îles [modifier]
La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone.
Sur une superficie d'environ 16 360,8 km²[6], la Grande Terre est de loin la plus grande de toutes les îles néo-calédoniennes. Elle s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude.
Les îles Loyauté sont situées à une centaine de kilomètres à l'est. Lifou est la plus vaste de ces îles, avec 1 196,1nbsp;km², et est plus étendue que la Martinique. Viennent ensuite Maré (641,7 km²), Ouvéa (132,1 km²) et Tiga (11 km²[7]).
À environ 45 km au large de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, les îles Belep couvrent 69,5 km² répartis en trois îles : Art (la plus grande, avec 52nbsp;km²[8], et la seule à être peuplée), Pott et les îlots rocheux Daos du Nord et Daos du Sud.
Limite sud du lagon néo-calédonien, l'île des Pins, située à environ 50 km de la pointe sud-est de la Grande Terre, couvre quant-à-elle 152,3 km²[9].
À cela il faut ajouter plusieurs groupes d'îlots et de récifs affleurant non habités :
l'archipel des Chesterfield, à 550 km à l'ouest-nord-ouest de la pointe nord de la Grande-Terre, qui sert essentiellement pour la récolte de données météorologiques et de réserve naturelle pour les oiseaux marins et les tortues[10], et qui comprend[11] :
les récifs Bampton au nord avec les îlots Avon, Bampton et Reynard et la caye sableuse de Skeleton.
l'atoll des îles Chesterfield à proprement parler avec les îles Longue, du Passage (ou Bennet) et Loop ainsi que les îlots du Mouillage.
les récifs de Bellone et Booby, situées à 60 km au sud-est des Chesterfield auxquelles elles sont généralement associées.
les récifs d'Entrecasteaux, à 180 km de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, dans le prolongement des îles Belep desquelles ils sont séparés par le « Grand Passage », détroit de 500 à 600 mètres de fonds. Il comprend les atolls de Huon, de Surprise (les deux plus importants, avec les îles Fabre, Huon, Le Leizour et Surprise[12]), de Pelotas et du Portail[13]. Ils constituent la limite nord du lagon de la Nouvelle-Calédonie.
l'île de Walpole, à 140 km au sud-est de Maré et à 200 km à l'est-sud-est de la pointe sud de la Grande Terre.
les îles Matthew et Hunter, respectivement à 450 et 520 km à l'est de la pointe sud de la Grande Terre, dont la possession est contestée à la France par le Vanuatu. Météo France a installé une station météorologique automatique sur l'île Matthew en 1981.

Les lagons [modifier]
Le lagon néo-calédonien a une surface totale de 24 000 km², ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on présente également généralement comme « le plus beau lagon du monde »[14]).
Il est ceinturé par une barrière de corail d'une longueur de 1 600 km, située entre 10 et 50 km des côtes de la Grande Terre, et s'étendant, des récifs d'Entrecasteaux au nord-ouest à l'île des Pins au sud-est, sur 680 km de long. La température des eaux varie entre 22 et 30°.
En dehors de la Grande Terre, plusieurs atolls possèdent leurs propres lagons, le plus important d'entre eux étant Ouvéa avec un lagon de 850 km²[15].
Le 7 juillet 2008, une grande partie des lagons de Nouvelle-Calédonie, soit 6 sites formant une totalité de 15 000 km², ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO[16]. Il s'agit du 33e site inscrit au patrimoine mondial pour la France, et plus particulièrement de son second site naturel après le golfe de Porto (inscrit en 1983) et le premier d'outre-mer.

Climat [modifier]

Photographie satellite de la Nouvelle-Calédonie
Le territoire jouit d'un climat tropical, tempéré par l'influence océanique et influencé périodiquement par les phénomènes El Niño et La Niña, avec des vents dominant à l'est et au sud-est (les alizés). Il comprend des températures relativement chaudes (la moyenne des températures moyennées sur 12 mois pour la période 1952-1965 est d'environ 23,2°C, avec un pic inférieur à 22,3°C en 1965 et supérieur à 25°C en 1998[17]) et une humidité assez forte (la moyenne annuelle du taux d'humidité de l'air oscillant entre 73 et 81 %)[18].

Le cyclone Erica de 2003
L'année est divisée en deux saisons, séparée par deux inter-saisons, déterminées par la position de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) et l'importance de l'anticyclone de l'île de Pâques :
la saison chaude et humide, ou été austral, ou encore « saison des cyclones », de mi-novembre à mi-avril. Elle est caractérisée par des températures maximales de 28 à 32° C, mais pouvant aisément dépasser les 30° C (la plus forte température jamais enregistrée étant ainsi de 39,1° C à Bouraké, sur la commune de Boulouparis, le 8 janvier 2002) et un fort taux d'humidité. Le mois le plus chaud de l'année est généralement février, avec des températures moyennes entre 24 et 29°C, et le plus pluvieux est janvier, avec des précipitations moyennes de 244,1 mm[19]. La ZCIT étant dans l'hémisphère sud, de nombreux cyclones ou dépressions tropicaux se succèdent à cette période et peuvent parfois être violents. Ainsi, le cyclone Erica, qui a frappé la Nouvelle-Calédonie les 13 et 14 mars 2003, a offert au Territoire ses records de vents et de pressions minimales (tous enregistrés à la pointe de Vavouto, au sud de Voh, le 14 mars 2003), soit un vent moyenné sur 10 minutes de 166 km/h, des rafales de 234 km/h et une pression de 952,3 hPa[20]. Ce cyclone a alors fait deux morts, près de 3 000 sans-abris momentanés et des dégâts matériels estimés à 5,692 milliards de Francs Pacifique (47,7 millions d'euros environ).
une première saison de transition, de mi-avril à mi-mai, avec une diminution du nombre de basses pressions, des précipitations et des températures.
la saison fraîche, ou hiver austral, de mi-mai à mi-septembre. C'est une saison douce autant pour ses températures que pour sa pluviométrie, la ZCIT étant alors dans l'hémisphère nord et le Territoire étant sous l'influence des perturbations d'origine polaire qui remontent la mer de Tasman qui amènent des « coups d'Ouest » (vents froids et forts d'ouest, amenant du mauvais temps sur la côte ouest de la Grande Terre). Les températures oscillent généralement entre 15°C et 25°C, avec toutefois des minimales pouvant descendre en-dessous des 15°C en altitude (le record de la température la plus basse enregistrée en Nouvelle-Calédonie est de 2,3°C à Bourail le 17 juin 1965[20]). Le mois le plus frais de l'année est en général août, avec des températures moyennes entre 17 et 24°C[19].
la deuxième saison de transition, ou saison sèche, de mi-septembre à mi-novembre. C'est à cette période que l'anticyclone de l'île de Pâques atteint son étendue maximale, faisant remonter les températures (qui oscillent entre 18 et 26°C) et protégeant l'archipel des perturbations polaires. Cela se traduit par des alizés largement dominantes et de très faibles précipitations, le mois le plus sec étant octobre avec des précipitations moyennes de 60,5 mm[19]. De nombreux « feux de brousse » et incendies se déclenchent généralement à cette époque de l'année.
Mais au-delà de ces données régionales, il existe d'importantes différences régionales qui donnent naissance aux différents paysages de la Nouvelle-Calédonie.

Paysages [modifier]

Paysage de brousse au nord de la côte ouest
La côte est, exposée aux vents dominants et donc plus humide, présente des paysages de forêts tropicales denses (palmiers, cocotiers, ...) le long d'une bande littorale étroite enchâssée entre les montagnes et l'océan.
La côte ouest, en revanche, est protégée des vents dominants par la Chaîne, et est donc plus sèche. Elle offre ainsi un paysage de larges et longues plaines herbeuses et de savane (dont l'arbre emblématique est le niaouli), montant progressivement par une série de collines et de plateaux, recouverts de forêt sèche, vers les montagnes. Le littoral quant-à-lui est dominé par la mangrove, même si des zones claires se sont formées dans la mangrove, au nord de la Grande Terre. En effet, un excès de sel a provoqué la mort des palétuviers, des arbres pourtant aptes à pousser dans l'eau de mer. Mais, depuis une dizaine d'années (2008), la salinité diminue et les clairières reverdissent peu à peu.
Un écosystème particulier, appelé « maquis minier », caractérisé par une végétation buissonnante, à l'instar du maquis des zones méditerranéennes, poussant sur le sol ferreux des plaines et collines de l'extrémité sud de la Grande Terre.

Toponymie [modifier]
Le terme Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'archipel en référence à cette région.
La Nouvelle-Calédonie est aussi dénommée familièrement par les descendants de colons français et les zoreilles « le Caillou », tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens.
La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes…) en Nouvelle-Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. Les accords de Nouméa prévoient ainsi : "Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrés selon la tradition Kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques." (Article 1.3 alinéa 1)

Biodiversité [modifier]
Article détaillé : Biodiversité de la Nouvelle-Calédonie.

La forêt sèche dans le sud, un des exemples de la richesse de la biodiversité calédonienne

Le cagou
La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.
Plantes : 5 familles, 107 genres et 3 380 espèces endémiques,
Reptiles (geckos et scinques) : 24 genres, 112 espèces dont 106 endémiques (95%)
Oiseaux : 1 famille, 3 genres, 23 espèces endémiques (liste des oiseaux calédoniens) dont le cagou, emblème du Territoire.
Crustacés d'eau douce : 14 espèces endémiques
Poissons d'eau douce : 11 espèces endémiques
Mammifères : 6 espèces endémiques de chauve-souris.
Insectes : environ 4 000 espèces endémiques répertoriées sur un total estimé de 8 à 20 000.
Invertébrés : environ 4 500 espèces inventoriées sur un total estimé supérieur à 15 000, avec un taux d'endémicité de 90 % à 100 %.
Faune et flore récifales et marines. Le bilan des connaissances sur la biodiversité marine en Nouvelle-Calédonie fait état d'environ 20 000 espèces (IRD), (dont 5 % endémiques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaïques ». Mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorés, ce qui laisse à penser que la biodiversité est bien plus élevée encore.

Population [modifier]

Évolution de la population entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Données démographiques [modifier]
Article détaillé : Démographie de la Nouvelle-Calédonie.
La population de la Nouvelle-Calédonie est de 230 789 habitants lors du recensement de 2004[21], et est estimée 244 410 au 1er janvier 2008. Avec un solde migratoire apparent de seulement 7 000 personnes entre 1996 et 2004. De 1996 à 2004, la population calédonienne s’est accrue d’environ 34 000 personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7 000 au titre du solde migratoire.

L'inégale répartition de la population [modifier]
La densité y est particulièrement faible, notamment beaucoup plus faible qu'à Tahiti ou que dans les départements d'Outre-mer, avec 12,5 hab./km², mais en vérité la population néo-calédonienne est très inégalement répartie. Ainsi, sur ces 230 789 habitants, seulement 22 080 (9,5 %) vivent aux îles Loyauté (11,15 hab./km²) et 44 474 (19,3 %) dans la province Nord (pourtant la plus étendue des trois provinces, et où la densité n'est donc que de 4,6 hab./km²) contre 164 235 (71,2 %) dans la province Sud (23,4 hab./km²) qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calédonienne sur seulement un peu plus d'un tiers du territoire. Et au sein même de cette dernière province la répartition de la population est très déséquilibrée, avec une forte concentration à Nouméa et dans son agglomération. Le chef-lieu Nouméa, avec 91 386 habitants, rassemble ainsi 40 % des habitants du territoire (1 360 hab./km²) sur à peine 0,35 % de sa superficie, et le Grand Nouméa pèse 146 000 personnes, soit 63 % de la population totale sur moins d'1/10e de la surface de l'archipel.
Et ce déséquilibre s'est accentué depuis la fin des années 1990: si la part respective des trois provinces dans la population calédonienne était restée globalement stable entre 1983 et 1996, avec 68 % de la population dans le Sud, 21 % au Nord et 11 % aux îles, la part du Sud était beaucoup plus forte (plus de 71 %) en 2004 et celle des Îles et du Nord plus faible. Depuis 1996, la Province Sud a connu un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4 % contre 0,9 % dans le Nord et 0,7 % dans les Îles. Le Grand Nouméa passe ainsi de 60 % de la population calédonienne en 1996 à 63 % en 2004. Nouméa maintient notamment une croissance assez forte entre 1996 et 2004, à 2,2 %, soit un taux à peu près égal que ce que le chef-lieu avait connu entre 1989 et 1996, mais ce sont surtout les communes de banlieue qui connaissent alors une croissance considérable, à l'image des autres agglomérations, d'abord pour celles de la proche banlieue (Dumbéa et Mont-Dore) puis pour Païta. Dumbéa a vu ainsi sa population augmenter en moyenne de 4,7 % annuellement entre 1989 à 1996 puis de 3,6 % de 1996 à 2004, le Mont-Dore de 3,4 % entre 1989 à 1996 puis seulement de 1,8 % de 1996 à 2004 et surtout Païta qui est passé d'une croissance annuelle moyenne de 3,8 % entre 1989 et 1996 à 5,2 % entre 1996 et 2004. Ainsi, le Grand Nouméa a grandi, mais Nouméa, comme pour la plupart des villes-centres, a vu sa proportion en son sein diminuer: elle représentait 75 % de la population de son agglomération en 1976, 67 % en 1989 et plus que 62,5 % en 2004[22].
Or, la croissance naturelle est plus forte dans le Nord et les Îles que dans le Sud. Le creusement de ce déséquilibre s'explique donc essentiellement par une migration intérieure et notamment par la forte attractivité de l'agglomération nouméenne, fournisseuse d'emploi et de biens de consommation et d'équipement. Le solde migratoire interne de la Province Sud est le seul ainsi à être positif (+3 764 entre 1996 et 2004) quand ceux des provinces nord et îles sont particulièrement négatifs (-1 785 dans les Îles et -1 979 dans le Nord entre 1996 et 2004). C'est pour limiter la macrocéphalie de Nouméa, entre autres, que des projets de développement d'autres pôles urbains ont été lancés, notamment celui de Koné-Voh-Pouembout (parfois appelé KVP) autour du projet de développement de l'usine du Nord, mais l'importance du chef-lieu du territoire est telle qu'aucune commune ne pourra vraiment la concurrencer démographiquement avant de nombreuses années.

Une population jeune [modifier]
La population de la Nouvelle-Calédonie continue à rester particulièrement jeune comparativement à la moyenne nationale. Ainsi, la part des moins de 20 ans dans la population totale était de 39,5 % en 1996 (20 % de la population néo-calédonienne dans la classe des moins de 10 ans) contre 7,5 % alors pour les plus de 60 ans et un âge moyen de 27 ans et 10 mois[23]. Toutefois, la population connaît depuis ces 20 dernières années un phénomène de vieillissement: la part des moins de 20 ans est ainsi passée de 47 % en 1983 à 43,9 % en 1989, 39,6 % donc en 1996 et enfin 37 % en 2004, tandis que les plus de 60 ans ont augmenté de 6,2 % en 1983 à 6,9 % en 1989, 7,5 % en 1996 et surtout 9,4 % en 2004. L'âge moyen est ainsi aujourd'hui de 30 ans, soit légèrement plus élevé que dans les autres territoires français du Pacifique (28 ans en Polynésie française et 24 ans à Wallis-et-Futuna) mais nettement moins qu'en métropole où l'âge moyen est de 40 ans et où 20 % de la population a 60 ans ou plus et 25 % moins de 20 ans. La pyramide des âges néo-calédonienne reste donc globalement triangulaire, même si sa base a tendance à rétrécir. Là encore on observe de grosses disparités entre les Provinces: dans le Nord et surtout aux Îles Loyauté, la jeunesse de la population est particulièrement visible : l'âge moyen est ainsi de 27,5 ans dans les îles et près de 46 % de la population y a moins de 20 ans, pour 40,6 % de la population dans la même tranche d'âge dans le Nord. Toutefois, on voit apparaître dans ces deux provinces également un léger phénomène de vieillissement avec une augmentation des plus de 60 ans, mais aussi par la chute des tranches d'âge entre 15 et 30 ans, surtout dans les Îles, du fait du départ des jeunes vers Nouméa pour poursuivre leur scolarité ou trouver du travail[22].

Une croissance dynamique mais de moins en moins forte [modifier]
Cette jeunesse s'associe à une assez forte croissance démographique naturelle, là encore toutefois avec une tendance à la stagnation, voire à la baisse: le taux d'accroissement naturel était ainsi de 1,77 % en 1996 et de 1,24 % en 2004 et de même en 2005, la prévision de l'ISEE pour 2006 établissant un taux de 1,3 %[24] (rappelons que le taux de croissance naturelle pour la France était de 0,35 % en 2003). Deux raisons à cette forte croissance: une assez importante natalité qui a tendance toutefois a décroître, et une assez faible mortalité.
La natalité est particulièrement forte par rapport à la France métropolitaine, même si elle a fortement décrue durant ces 5 dernières années. Le taux brut de natalité est ainsi passé de 25 ‰ en 1989 à 23,2 ‰ en 1996, à 17,3 ‰ en 2004 et 17,7 ‰ en 2006 (pour un taux de 13,1 ‰ pour la France en 2006). Ces aspects de la natalité calédonienne sont encore une fois exacerbés dans les provinces Nord et Îles avec des taux respectifs de 17 ‰ (contre 24 ‰ en 1996) et de 19,8 ‰ en 2004 (contre 26,7 ‰ en 1996). La baisse conséquente de la natalité dans ces deux provinces fait que leurs taux se rapprochent de celui de la Province Sud qui, nettement plus faible en 1996, a connu une chute beaucoup plus modérée au cours de ces 10 dernières années : le taux de natalité y est ainsi passé de 21 ‰ en 1996 à 17 ‰ en 2004. Il s'agit donc essentiellement de la natalité au sein des populations mélanésiennes qui baisse le plus, due souvent à l'allongement de la durée des études et donc le déplacement de la jeunesse vers Nouméa voire en Métropole pour poursuivre sa formation ou trouver du travail, et donc retarde l'âge où ces jeunes décident de fonder une famille. Cette baisse de la natalité se retrouve dans celle de l'indice de fécondité, qui est passé de 3,2 enfants par femme en 1989 à 2,2 en 2004, soit juste au dessus du point de renouvellement des générations et avec un écart avec celui de la France métropolitaine (qui est actuellement entre 1,9 et 2 enfants par femme) qui s'est particulièrement réduit.
En contrepartie, la mortalité est faible : le taux brut de mortalité était ainsi de 5,05 ‰ en 1996 pour 4,9 ‰ en 2004 et 4,7 ‰ en 2006. Ce taux est même largement inférieur à celui de la France métropolitaine, où le taux de mortalité s'établissait en 2006 à 8,7 ‰. Cette faible mortalité est due à de multiples facteurs: douceur du climat, l'absence de catastrophes naturelles majeures (seuls les cyclones sont un véritable danger, mais ils sont rarement aussi virulents et aussi meurtriers que les ouragans des Antilles et leurs effets, à quelques exceptions près, sont généralement bien gérés par la population et les autorités) ou de grandes épidémies tropicales (la dengue peut être mortelle, mais les cas restent encore assez rares et cette maladie est de mieux en mieux régulée par les autorités, tandis que la Nouvelle-Calédonie se distingue par l'absence de paludisme), la qualité des soins, de l'hygiène de vie, le niveau de vie assez élevé comparativement à d'autres départements ou territoires d'outre-mer. Toutefois, le taux de mortalité infantile est plus élevé qu'en métropole, tout en restant dans les moyennes que l'on retrouve dans les pays de l'OCDE: il était ainsi de 6,3 ‰ en 2004, à 6,4 ‰ en 2005 et les prévisions l'établissent à 5,7 ‰ en 2006 et à 6,1 ‰ en 2007, contre 3,8 ‰ en France métropolitaine en 2005. Cette faible mortalité se traduit par une augmentation de l'espérance de vie à la naissance, qui est passé de 68 à 71,8 pour les hommes et de 73 à 80,3 ans pour les femmes entre 1989 et 2007, et s'établit, les deux sexes confondus, à 75,9 ans en 2007.
Il existe donc au sein même du territoire néo-calédonien de fortes disparités des données démographiques, la population y étant très inégalement répartie avec une domination macrocéphale du Grand Nouméa mais où l'âge moyen ou la croissance naturelle diffère également plus ou moins fortement selon où l'on se trouve, même si dans ces domaines les différences ont tendance à s'estomper. Cette diversité se retrouve dans la composition même de la population néo-calédonienne qui se répartit en plusieurs groupes principaux.

Groupes principaux [modifier]

Groupe de femmes Kanak
La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques dont la répartition, en 1998, était[25]:
les Mélanésiens (les Kanaks ou Canaques), qui représentent 44,1 % de la population néo-calédonienne.
les descendants d'Européens historiques souvent métissés, représentent 34,1 % de la population : les Caldoches, principalement d'origine française, descendants d'anciens bagnards ou de colons libres dont beaucoup d'Alsaciens-Lorrains ayant fui l'Alsace ou la Lorraine après leur incorporation à l'Empire allemand en 1870, mais aussi les quelques descendants de la dernière grande vague de « peuplement libre » de la colonie dans les années 1920, phase généralement appelée la « colonisation des nordistes » car les familles venaient alors essentiellement du Nord de la France. Mais on retrouve également de nombreux patronymes d'origine britannique (Martin se prononçant « Martine » dont l'homme politique local Harold Martin, Johnston, ...) ou irlandaise (Daly qui se prononce « Délé », O'Donnoghue, Nagle ...), familles descendant de certains aventuriers pour la plupart déçus de la « ruée vers l'or » qu'a connue l'Australie au milieu du XIXe siècle et qui ont alors tenté leur chance dans cette l'île voisine de Nouvelle-Calédonie comme négociants ou éleveurs, et sous l'impulsion de James Paddon (un aventurier et commerçant britannique installé dans l'île Nou, actuelle Nouville dans la rade de Nouméa avant même que la ville soit créée et la Nouvelle-Calédonie soit française). Il faut noter aussi la présence de descendants d'Italiens (Pantaloni, Paladini, Gervolino ...), d'Allemands (Tuband, Metzger, Münkel, ...), de Belges (Metzdorf, ...), entre autres.
les Polynésiens du sud (dont les Wallisiens et Futuniens), représentent 9 % de la population alors que les Vanuatus représentent 1,4 %. Ils sont pour la plupart venus à partir des années 1960 et 1970 afin de faire face à une forte poussée démographique dans leurs îles natales et pour trouver du travail dans une Nouvelle-Calédonie en plein essor grâce au boom du nickel.
Les Tahitiens représentent 2,6 % de la population néo-calédonienne.
les Européens issus d'une immigration plus récente datant de la deuxième moitié du XXe siècle, et principalement d'origine française.
divers groupes asiatiques historiques, notamment Indonésiens représentant 2,5 % et Vietnamiens représentant 1,4 % de la population, descendent d'une ancienne main-d'œuvre venue pour travailler essentiellement dans les caféries (surtout pour les Indonésiens). Il y a aussi quelques familles de souches d'origine japonaise (Tsuitsui, Nakamura ...). À cela il faut ajouter une faible part, mais non négligeable, de Chinois (0,4% de la population).
Il existe également en Nouvelle-Calédonie des descendants des déportés musulmans kabyles de la révolte des Mokrani (Algérie), parfois dénommés les Kabyles du Pacifique et d'engagés indiens d'origine réunionnaise venus sous l'impulsion de Gabriel Le Coat de Kerveguen, grand propriétaire cannier réunionnais désireux de faire cultiver la canne à sucre en Nouvelle-Calédonie (région de la Naïna) et qui a fait ainsi venir plusieurs familles de l'île de la Réunion et leur main-d'œuvre essentiellement composée de « Malabars ».
La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables, selon eux, à l'autonomie ou l'indépendance.
D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un important programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de la Polynésie française). Aujourd'hui les Wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les Mélanésiens.
Ce cosmopolitisme est également à l'origine de la présence de langues, dialectes et façons spécifiques de s'exprimer propres à l'archipel.

Langues [modifier]
Articles détaillés : Français de Nouvelle-Calédonie et Langues kanak.
Le français est la langue officielle, avec un accent et des expressions particulières au sein de la population européenne installée depuis plusieurs générations en Nouvelle-Calédonie ainsi que dans les autres communautés non-européennes. Mais il existe 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont cinq ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : trois sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou et depuis peu le xârâcùù dans la région de Canala et de Thio), et deux dans les Îles Loyauté (le nengone, dans l'Île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou).
Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le bichelamar (Ni-Vanuatu), le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien et le javanais.

Religion [modifier]
La Nouvelle-Calédonie est régie, en matière de cultes, par les décrets Mandel des 16 janvier et 6 décembre 1939, qui aménagent la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Ces décrets permettent dans certaines colonies d'alors (et encore aujourd'hui dans les collectivités de Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et des TAAF, mais aussi en Polynésie française pour les autres religions que le protestantisme tandis que seulement le premier décret s'applique à Mayotte) la constitution de missions religieuses, dont le choix du président et des membres du conseil d'administration doit être soumis à agrément du représentant de l'État dans le Territoire (art. 2 du premier décret), sauf s'il s'agit « du chef même de la circonscription missionnaire » du culte catholique car alors sa nomination comme président du conseil d'administration doit seulement être notifiée à l'autorité publique locale[26].
La religion, essentiellement chrétienne, est aujourd'hui une composante identitaire forte pour la société et la culture kanak ainsi que pour les autres populations océaniennes présentes en Nouvelle-Calédonie.
La majorité des cultes en Nouvelle-Calédonie sont chrétiens, surtout catholiques mais également protestants dans une assez forte proportion, notamment au sein de la population mélanésienne, du fait de la présence dès le début du XIXe siècle, et avant même la prise de possession par la France, de missions d'évangélisation. Les premiers Calédoniens blancs furent les missionnaires, escortés par les militaires. Depuis les origines de la colonisation, on a assisté à une vive compétition entre les prêtres catholiques et les pasteurs protestants.

Institutions et Politique [modifier]
Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.

Institutions [modifier]
L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est particulièrement complexe, l'île ayant connu une multitude de statuts différents. Colonie française de 1853 à 1946, elle sera ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 à 1999 et enfin une Collectivité sui generis d'Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française[27]. De plus, dans les années 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succédé pour essayer de faire face à la revendication indépendantiste croissante puis aux Événements: statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de Nouméa[28].
Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie[29].
Le chef-lieu est, et cela depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, Nouméa.

Subdivisions [modifier]

Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie
Province Sud1. Thio2. Yaté3. Île des Pins4. Mont-Dore5. Nouméa6. Dumbéa7. Païta8. Boulouparis9. La Foa10. Sarraméa11. Farino12. Moindou13. Bourail14. Poya (partie sud)
Province Nord14. Poya (partie nord)15. Pouembout16. Koné17. Voh18. Kaala-Gomen19. Koumac20. Poum21. Îles Belep22. Ouégoa23. Pouébo24. Hienghène25. Touho26. Poindimié27. Ponérihouen28. Houaïlou29. Kouaoua30. Canala
Îles Loyauté31. Ouvéa32. Lifou33. Maré

Provinces [modifier]
Article détaillé : Provinces de la Nouvelle-Calédonie.
La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités appelées provinces, créées par le décret du 24 juillet 1989 :
la Province Sud, la plus peuplée et la plus dense (164 235 habitants en 2004 sur 7 012 km²), elle correspond à un peu moins de la moitié sud de la Grande Terre ainsi que l'Île des Pins, elle a pour chef-lieu Nouméa,
la Province Nord, la plus étendue (9 582 6 km²) mais aussi la moins densément peuplée (44 474 habitants en 2004 soit 4,6 hab./km²). Elle comprend un peu plus de la moitié nord de la Grande Terre ainsi que les îles Belep. L'hôtel de Province, et donc le chef-lieu, est situé à Koné sur la côte ouest, et la commune la plus peuplée est Poindimié sur la côte est,
la Province des îles Loyauté dont le centre administratif est à sur Lifou, il s'agit de la province la moins peuplée (22 080 en 2004), mais aussi de la plus petite en termes de superficie (1 980,9 km²). Elle comprend les îles d'Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré.
Les membres des Assemblées de Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus au scrutin proportionnel de liste à un tour, chaque parti devant rassembler 5 % des inscrits de la province pour pouvoir être représenté. Les élections provinciales du 9 mai 2004 ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs). Chaque Assemblée de Province élit en son sein un président et 3 vices-présidents.
L'État est représenté dans chaque province, appelée alors « subdivision administrative », par un « Commissaire délégué de la République » nommé par arrêté du ministre en charge de l'outre-mer. Les commissaires ont tous leurs locaux dans le chef-lieu de la province où il est en poste, sauf celui de la Subdivision administrative Sud qui lui siège à La Foa tout en ayant une antenne à Nouméa. Actuellement, les trois commissaires délégués sont :
Sud : Alain Gueydan[30].
Nord : Jean-Marc Bédier[31].
Îles Loyauté : Luc Ankri[32].

Communes [modifier]
Article détaillé : Communes de la Nouvelle-Calédonie.
Chaque province regroupe plusieurs communes, pour un total de 33, dont :
13 dans le Sud,
16 dans le Nord,
3 dans les Îles Loyauté et
1 à cheval entre le Nord et le Sud (Poya).
La commune la plus peuplée, et de loin, est Nouméa (91 386 habitants en 2004, soit près de 40 % de la population totale), tout en ayant le plus petit territoire (45,7 km²) et donc la plus forte densité (1 999,7 hab./km²), il s'agit de la seule ville du territoire. Elle est suivie des trois autres communes du Grand Nouméa, à savoir Mont-Dore (24 195 habitants en 2004), Dumbéa (18 602 habitants en 2004) et Païta (12 052 habitants en 2004), toutes situées sur la côte ouest de la Grande Terre en Province Sud. Viennent ensuite Lifou (10 320 habitants en 2004) et Maré (7 401 habitants en 2004) dans les Îles Loyauté et Poindimié sur la côte est de la Grande Terre en Province Nord (4 824 habitants en 2004).
La commune la moins peuplée est Farino à l'intérieur de la Chaîne Centrale de la Grande Terre en Province Sud, avec 459 habitants en 2004. Il s'agit également de la deuxième commune la plus petite (48 km²) après Nouméa.
La commune la plus vaste est Yaté (qui est également la 15e commune la plus vaste de France), à l'extrême sud de la côte est de la Grande Terre en Province Sud, avec 1 338,4 km², ce qui en fait également la commune la moins densément peuplée (avec seulement 1 843 habitants en 2004, soit 1,4 hab./km²).

Le Congrès [modifier]
Lors du même scrutin que pour les élections provinciales sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, l'Assemblée délibérante locale.
Le congrès est l'assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblée de la province des îles Loyauté, quinze de l'assemblée de la province Nord et trente-deux de l'assemblée de la province Sud. (article 62 de la loi organique)
Il élit en son sein son président, son bureau, une commission permanente chargée de siéger en dehors des sessions ordinaires et les différentes commissions de travail.
Le Congrès élit à la proportionnelle (chaque groupe politique constitué au sein de l'assemblée pouvant présenter une liste) les membres du gouvernement.
Dans les champs de compétence dévolus au Territoire, le Congrès légifère en votant des lois de pays.
C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.
En cas d'instabilité institutionnelle, le gouvernement français peut décider, par décret pris en Conseil des ministres, de dissoudre le Congrès après avoir consulté son président ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Le gouvernement [modifier]

Logo du Gouvernement.
L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrès et responsable devant lui. (Article 108 de la loi organique)
Il est élu au scrutin de liste, chacun des groupes au Congrès en présentant une. Lors d'une séance préalable à cette élection, le Congrès se réunit une première fois pour décider du nombre de postes que comprendra ce gouvernement, pouvant aller de 5 à 11 membres. Pratiquement tous les gouvernements en ont compté jusqu'à présent 11, la seule exception étant le deuxième gouvernement Frogier qui lui en comportait 10. Une fois constitué, le gouvernement élit en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue, un président et un vice-président chargé d'assurer l'intérim du premier.
Il s'agit d'un gouvernement collégial, les principales forces politiques représentées aux Congrès y sont ainsi présentes et doivent donc s'entendre pour la gestion de la Nouvelle-Calédonie. « Le gouvernement est chargé collégialement et solidairement des affaires de sa compétence » (Article 128 de la loi organique). Ainsi, dans tous les domaines, les décisions ne peuvent être prises qu'à la majorité de ses membres. Toutefois, chaque membre du gouvernement dispose d'un ou plusieurs secteurs qu'il est chargé d'« animer et de contrôler » mais, contrairement au membre du gouvernement de la Polynésie française, il n'a ni le statut ni le titre de « ministre ».
Il a un pouvoir exécutif et réglementaire dans le sens où il « prépare et exécute les délibérations du Congrès et de sa commission permanente » (Article 126). Il est responsable devant le Congrès: le président, une fois élu, fait un discours devant l'Assemblée pour présenter sa politique générale, et doit chaque année présenter un rapport devant le Congrès. Enfin, le Congrès peut renverser le gouvernement en déposant puis en votant une motion de censure (Articles 95 et 95 de la loi organique) qui doit être signée par au moins un cinquième des membres du Congrès et qui doit être adoptée ensuite à la majorité absolue (soit au moins 28 voix).
Les autres situations qui peuvent pousser à la démission du gouvernement avant la fin de son mandat (à savoir la fin de la mandature du Congrès) sont :
démission collégiale décidée à la majorité absolue de ses membres
démission ou décès du président du gouvernement
démission des membres d'une même formation et de tous leurs suivants de liste
Lorsqu'un membre du gouvernement démissionne ou meurt (à l'exception du président), il est immédiatement remplacé par un autre membre de la liste déposée au départ lors de l'élection du gouvernement[33].
Le 7 août 2007, Harold Martin est élu à la présidence du sixième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie issu des Accords de Nouméa. Suite à la démission de ce dernier, un nouvel exécutif, le septième gouvernement, est élu le 21 août 2007.

Le sénat coutumier [modifier]
Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumière de la Nouvelle-Calédonie. (article 137).

Les conseils coutumiers [modifier]
Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumière. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci.(Article 149) Ces aires coutumières sont au nombre de huit[34]

Le conseil économique et social [modifier]
Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (Article 153) pour un mandat de 5 ans, à savoir:
28 membres désignés par des organisations professionnelles, des syndicats ou autres associations et organismes sociaux ou économiques dans le cadre des Provinces dont :
16 pour la Province Sud (6 pour des organisations professionnelles que sont la Fédération patronale MEDEF, la Fédération des Petites et Moyennes entreprises FPME, l'Association des Hôtels de Nouvelle-Calédonie, la Fédération artisanale, le Syndicat des Industries de la Mine et le Syndicat des éleveurs ; 5 pour des syndicats que sont l'USTKE, l'USOENC, Force ouvrière, la CFE-CGC et la Fédération des Syndicats des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de la Fonction publique ; 5 pour des Associations que sont l'Association « Marguerite » qui organise des reconstitutions historiques, le Collectif d'Urgence humanitaire CDUH, l'Association de la Jeunesse wallisienne et futunienne, la Fondation des Pionniers qui regroupe des « Caldoches » et le Handi-Club Calédonien).
8 pour la Province Nord (3 organisations professionnelles sont représentées: le GIE Tourisme en Province Nord, la Société minière du Sud Pacifique SMSP et le Groupe agricole des producteurs de la Côte Est GAPCE ; 2 syndicats que sont l'USTKE et le Syndicat des entreprises du Nord ; 3 associations : le Conseil des Femmes du Nord, l'association en l'honneur de Jacques Iekawé qui fut le 1er préfet mélanésien et l'Association pour la Protection de l'Enfance, de la Jeunesse et des adultes en difficulté APEJ).
4 pour celles des Îles Loyauté (l'association TaPeNe de promotion de la culture Nengone, à savoir de Maré, le Comité de développement du district de Wetr à Lifou, le Syndicat des Pêcheurs d'Ouvéa et le Mouvement féminin vers un souriant village mélanésien).
2 membres désignés par le Sénat coutumier en son sein (actuellement Clément Grochain, sénateur coutumier pour l'aire Paici-Camuki qui se trouve en Province Nord, et Georges Mandaoué qui lui représente au Sénat coutumier l'aire d'Ajië-Aro qui est à cheval entre les Provinces Nord et Sud).
9 personnes qualifiées représentatives de la vie économique, sociale ou culturelle du Territoire désignées par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie après avis des trois présidents des Assemblées de Province : Christian Burignat (RPCR - huissier de justice à Nouméa), Gaston Hmeun (ancien secrétaire général de l'USOENC, syndicat local proche de la CFDT, et ancien membre du CES national de 1995 à 1999 au titre des représentants de l'Outre-mer, proche indépendantiste), Dominique Katrawa (ancien directeur de la Société de Développement et d'Investissement de la Province des Îles Loyauté SODIL, gérant de la Société Armement Loyaltien qui gère surtout le Betico qui assure les liaisons maritimes entre Nouméa et les Îles Loyauté et gérant de la petite compagnie aérienne Airazur), Robert Lamarque (actuel président du CES de Nouvelle-Calédonie, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie), Paul Maes (Avenir ensemble, directeur du Golf de Tina à Nouméa et président de la Société des Hôtel de Nouméa), Léontine Ponga (vice-présidente du RPCR, 16e de la liste RPCR en Province Nord lors des élections provinciales de mai 2004 et suppléante du député de la 2e circonscription de Nouvelle-Calédonie Pierre Frogier depuis juin 2007), Rosine Streeter (secrétaire générale du Syndicat Libre Unité Action SLUA, proche indépendantiste), Yves Tissandier (RPCR, ancien secrétaire général de plusieurs institutions calédoniennes comme le Comité économique et social, ancêtre du CES local, du Conseil coutumier, ancêtre du Sénat coutumier, et de tous les exécutifs locaux dirigés par Dick Ukeiwé dans les années 1980), Octave Togna (1er vice-président du CES de Nouvelle-Calédonie, FLNKS-UC, directeur général de l'Agence de Développement de la Culture Kanak (ADCK), un des fondateurs de la radio indépendantiste Radio Djiido).
Il élit ensuite en son sein un bureau qui comprend un président (depuis avril 2005 il s'agit de Robert Lamarque, nommé alors par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en tant que personne qualifiée, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie de 1987 à 2004), quatre vice-présidents, deux questeurs et un secrétaire.
Le conseil économique et social est consulté sur les projets et propositions de loi du pays et de délibération du congrès à caractère économique ou social. À cet effet, il est saisi pour les projets par le président du gouvernement, et pour les propositions, par le président du congrès.(Article 155)

Signes identitaires [modifier]
L'article 5 du premier titre de l'Accord de Nouméa prévoit que : Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront être recherchés en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous.[35] Ceux-ci doivent être définis alors comme une marque de l'autonomie de la collectivité de Nouvelle-Calédonie, et non pas comme une accession à l'indépendance.
Un comité de pilotage sur les signes identitaires du pays (CPSIP), composé de 25 membres représentants les différentes tendances politiques ou religieuses, les syndicats, la société civile et le monde associatif et dirigé par Déwé Gorodey, écrivain kanak et vice-présidente indépendantiste du gouvernement local, a été mis en place le 11 avril 2007. Cet organisme a depuis été chargé de définir les modalités des concours lancés auprès des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l'hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.
Le 26 juin 2008, date commémorative de la signature des accords de Matignon (devenu jour ferié), les choix définitifs pour l'hymne et la devise sont adoptés par le gouvernement et présentés aux médias. Il s'agit alors :
hymne proposé : « Soyons unis, devenons frères », de la chorale locale Mélodia, arrangé par le chef de chœur bulgare Plamen Tsontchev. Son refrain est chanté à la fois en français et en nengone, langue kanak parlée sur l'île de Maré proche du polynésien et considérée comme l'une des plus faciles à maîtriser pour des non locuteurs ;
devise proposée : « Terre de paroles, terre de partage ».
Un premier échantillon de billets a également été présenté ce jour-là, le choix devant encore s'affiner. Enfin, ces signes devront encore être approuvés par le Conseil d'État et par le Congrès avant de devenir officiels[36].

Représentation nationale [modifier]
La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Gaël Yanno (Rassemblement-UMP) et Pierre Frogier (Rassemblement-UMP) tous deux membres du groupe UMP et un sénateur Simon Loueckhote (RPC, ancien RPCR), lui aussi membre du groupe UMP au Sénat.
La Nouvelle-Calédonie dispose aussi de deux représentants au Conseil économique et social national. Il s'agit tout d'abord de Marie-Claude Tjibaou (FLNKS-UC), veuve de l'ancien leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et présidente du conseil d'administration de l'Agence de développement de la culture kanak (ADCK), en tant que membre du groupe des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique et culturel, nommée par décret du Conseil des ministres à la demande du Premier ministre (alors Jean-Pierre Raffarin) en septembre 2004. Toutefois, Marie-Claude Tjibaou est conseillère économique et sociale depuis septembre 1999, ayant ainsi été auparavant membre du Groupe des représentants de l'Outre-mer de 1999 à 2004 après avoir été nommée par décret du Conseil des ministres sur proposition du secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer d'alors (à savoir Jean-Jack Queyranne).
Le second conseiller économique et social représentant la Nouvelle-Calédonie est Bernard Paul (RPCR), membre du Groupe de l'Outre-mer depuis sa nomination en Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin en septembre 2004. Il a été président du Conseil économique et social local d'avril 1998 à avril 2005.
Voir aussi Liste des députés de Nouvelle-Calédonie et Liste des sénateurs de Nouvelle-Calédonie

Représentants de l'État [modifier]

Le Haut-Commissaire de la République [modifier]
L'État est représenté en Nouvelle-Calédonie par un haut-commissaire de la République, qui a rang de préfet et est « nommé par décret du président de la République délibéré en Conseil des ministres » (Article 200 de la loi organique). Depuis l'Accord de Nouméa, les prérogatives du haut-commissaire sont nettement moindres qu'auparavant : seul chef de l'exécutif de 1989 à 1999, il se contente depuis lors de faire publier les lois de pays avec le contreseing obligatoire du président du gouvernement. La loi organique définit son rôle, à l'article 200, ainsi rédigé : « Le haut-commissaire veille à l'exercice régulier de leurs compétences par les institutions de la Nouvelle-Calédonie et des Provinces et à la légalité de leurs actes ». Il est surtout chargé d'organiser et de gérer les services relevant des pouvoirs régaliens de l'État : les relations extérieures, le contrôle de l'immigration et des étrangers présents sur le Territoire, la monnaie et donc le Trésor public (contrôle des recettes et des dépenses de l'État dans le territoire) et les changes, la défense (il peut ainsi notamment déclarer l'état d'urgence après avoir consulté le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), mais surtout la justice, la fonction publique de l'État, ainsi que le maintien de l'ordre et de la sécurité civile. C'est le haut-commissariat notamment qui décide de déclencher les différents niveaux d'alerte en cas de cyclone et le haut-commissaire préside les cellules de crise en cas de catastrophes naturelles ou d'évènements climatiques. Il est enfin président du Conseil des Mines[37]. Il s'agit actuellement, depuis le 25 octobre 2007, d'Yves Dassonville.
Le Haut-commissaire envoie pour le représenter et relayer les services du haut-commissariat des commissaires délégués de la République (CDR), qui ont rang de sous-préfets, dans trois subdivisions administratives qui correspondent aux trois Provinces. Ils ont respectivement leurs bureaux à La Foa en Province Sud (avec une antenne à Nouméa) chargé essentiellement de traiter des dossiers relatifs aux communes de Brousse, à Koné en Province Nord (avec une antenne à Poindimié) et à sur Lifou pour les Îles Loyauté[38].

Le Vice-Recteur [modifier]
Sur le plan de l'éducation, la Nouvelle-Calédonie forme un vice-rectorat avec à sa tête un vice-recteur nommé par décret par le président de la République. Il s'agit depuis août 2008 d'Ives Melet. Du fait de sa spécificité, de son faible poids démographique et de son éloignement, le vice-rectorat n'est pas habilité à assurer lui-même la correction des examens et concours nationaux, à l'exception notable du diplôme national du brevet et des diplômes universitaires traditionnels. Ainsi, le baccalauréat et les concours de l'enseignement, notamment, sont corrigés en France métropolitaine auprès d'une académie de rattachement. Toutefois, le vice-rectorat gère directement les inscriptions à ces diplômes et se charge de les remettre[39]. De plus, l'enseignement primaire est désormais une compétence locale, le vice-rectorat continue à gérer avant tout le secondaire (même si celui-ci est en cours de transfert, le recrutement des enseignants, par le biais des concours, le gros de leurs salaires et l'essentiel des programmes resteront fixés par l'État) et le supérieur, qui relèvent encore de l'État.

Défense [modifier]

Le bâtiment de transport léger Jacques Cartier et le patrouilleur La Moqueuse, à leur poste d'amarrage de la base Chaleix de Nouméa.
La Nouvelle-Calédonie dispose de plusieurs bases militaires importantes, notamment sur le plan naval et aéronautique.
Les forces armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) sont en tout composés d'environ 2 000 hommes et femmes, dont 220 civils, tous corps confondus mais hors service militaire adapté (le Groupement du Service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie GSMA-NC emploie environ 300 militaires inter-armes[40]) et hors gendarmerie (830 personnels, 33 brigades territoriales plus celle de Nouméa, 2 hélicoptères écureuils, 500 véhicules et 21 embarcations[41]). Ils sont dirigées par un Commandant supérieur (COMSUP) qui a généralement au moins le grade de général de brigade. Il s'agit actuellement du général Martial de Braquilanges. Il est secondé par trois adjoints, un pour chaque corps.
L'armée de terre en Nouvelle-Calédonie dispose de 990 hommes et femmes répartis en 7 compagnies et en 3 bases (Plum au Mont-Dore, Nouméa et Nandaï à Bourail)[42].
La marine fait stationner ou emploie en Nouvelle-Calédonie 592 hommes et femmes, dont 51 civils. La flotte est constituée de deux Patrouilleurs de type P400 (La Glorieuse P686 et La Moqueuse P688), du Bâtiment de transport léger Jacques Cartier-L9033 et de la Frégate de surveillance (FS) de Classe Floréal Vendémiaire - F734[43].
L'armée de l'air est assez peu représentée en Nouvelle-Calédonie, employant seulement 167 personnes servant essentiellement sur hélicoptère (2 Fennec et 5 Puma)[44].

Diplomatie [modifier]
La Nouvelle-Calédonie est membre des deux principales organisations régionales : la Communauté du Pacifique (CPS, dont le secrétariat général siège à Nouméa) et le Forum des îles du Pacifique (membre associé, avec la Polynésie française). Elle est également membre du Conseil des Jeux du Pacifique (CJP). Si les relations extérieures reste de la compétence de l'État français, le Territoire peut mener lui-même des actions de coopération directe avec les pays voisins du Pacifique.
Plusieurs pays étrangers sont représentés en Nouvelle-Calédonie par l'intermédiaire d'un consul qui est rattaché à son ambassade de tutelle qui elle siège à Paris. Il y a ainsi douze consulats à Nouméa, dont 3 dits « Généraux » (ceux d'Australie[45], du Vanuatu et d'Indonésie), un Consulat de Nouvelle-Zélande et 8 Consulats dits « honoraires » (ceux de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne fédérale, du Japon et des Philippines)[46]. Il s'agit généralement de pays qui disposent de communautés plus ou moins importantes implantées sur le Territoire.

Courants politiques [modifier]
Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.
Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanak indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes (parfois de droite)». Ce clivage ethnique, quoiqu’initié par les revendications identitaires des années 1970, est principalement issu des Événements politiques qui ont marqué les années 1980 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l’enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion.
Il est à noter que la grande majorité des populations non-européennes et non-mélanésiennes (les Polynésiens, les Asiatiques ou autres) sont anti-indépendantistes. Il existe cependant une faible minorité de caldoches indépendantistes (François Burck, auparavant Maurice Lenormand) ; tout comme il existe un pourcentage non négligeable, de Kanak anti-indépendantistes (Simon Loueckhote, Dick Ukeiwé, Hilarion Vendégou).

Économie [modifier]
Article détaillé : Économie de la Nouvelle-Calédonie.

paysage minier
L'économie de la Nouvelle-Calédonie est l'une des plus fortes et des plus dynamiques de l'outre-mer français, avec un PIB estimé à un peu moins de 6,5 milliards d'euros en 2007, soit un PIB par habitant particulièrement élevé (estimé à 26 500 € en 2007), supérieur à ceux de pratiquement tous les États et territoires du Pacifique insulaire (dont la Nouvelle-Zélande) et comparable à ceux de la plupart des régions métropolitaines.
Ce dynamisme économique est lié aux ressources du sous-sol: la Nouvelle-Calédonie détient près de 25 % des réserves mondiales connues de nickel. Celui-ci est extrait de la garniérite, minerai devant son nom à Jules Garnier qui l'a découvert en 1864 sur l'île. La présence de ce minerai est due à des roches appelées ophiolites, constituées de péridotite altérée en serpentine, qui finit par donner de la garniérite[47].
Si l'économie locale a souffert de la baisse des cours de ce métal dans les années 1990, elle connaît, depuis le début des années 2000, un élan économique particulièrement important, dû au redressement de ces cours (du fait de la hausse de la demande en fer, le nickel étant un composant qui entre dans la fabrication d'aciers inoxydables) mais aussi à l'important apport d'investissements liés aux deux grands projets de construction d'usine : Goro Nickel dans le sud par Inco et Koniambo dans le nord par une coopération entre le groupe local des Sociétés des Mines du Sud Pacifique et le géant canadien Falconbridge. Le nickel représente le principal produit d'exportation (les produits miniers représentaient près de 94 % des exportations en 2006), sans pour autant être la ressource dominante au sein du PIB néo-calédonien (18 % en 2007). Cependant, Le groupe canadien Falconbridge obtient une concession pour de nombreuses années.
L'agriculture est relativement peu développée du fait du manque de terre cultivable et d'un mode de production resté largement vivrier, notamment dans le cadre de la culture traditionnelle par les Kanak des tarots et ignames. Le territoire doit donc importer des denrées alimentaires, faute d'autosuffisance (12 % des importations en 2006). L'élevage (surtout de bovins) par contre est particulièrement bien implanté, notamment dans les grandes plaines herbeuses et les savanes de la côte ouest de la Grande Terre, et permet à la Nouvelle-Calédonie d'être pratiquement autosuffisante dans son approvisionnement en viande. Par contre, l'archipel ne réalise pratiquement pas de produits laitiers, étant obligé de se fournir chez les deux gros producteurs voisins : l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Enfin, l'aquaculture de la crevette est un secteur en développement et essentiellement destiné à l'exportation vers les marchés porteurs d'Europe ou du Japon.
Les autres sources de revenu du territoire sont :
le tourisme, en provenance de France métropolitaine, du Japon, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Ce secteur reste encore largement embryonnaire (avec moins de 225 000 touristes accueillis en 2007, dont 120 000 croisiéristes) et ne représente que 4 % du PIB du territoire.
surtout les transferts financiers depuis la métropole qui restent une donnée fondamentale, comme dans les autres territoires ultramarins, de l'économie calédonienne, représentant 16% du PIB du territoire en 2007.

Culture [modifier]

Le Centre culturel Tjibaou

Infrastructures culturelles [modifier]
La plupart des infrastructures culturelles sont concentrées sur le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa. On y trouve notamment :
les Archives territoriales dans la presqu'île de Nouville, à côté du campus universitaire[48],
Deux bibliothèques :
la bibliothèque Bernheim, installée dans un bâtiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-Calédonie lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, démonté et reconstruit à Nouméa, en bordure du centre-ville, par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim pour servir de bibliothèque-musée à la colonie (à partir d'une collection de livres réunies entre 1871 et 1874 par le gouverneur de La Richerie). En 1971, le musée est déplacé sur un site qui lui est propre, au Quartier-Latin, et la bibliothèque est agrandie d'un deuxième bâtiment en 1981[49],
la médiathèque municipale de Rivière-Salée a été ouverte en octobre 2000 dans le quartier populaire dont elle tire son nom, au nord de Nouméa[50],
Quatre musées :
le Musée de la Nouvelle-Calédonie, créé en 1971 à partir des collections jusqu'alors exposées à la bibliothèque Bernheim et de divers apports, il est consacré à l'archéologie et à l'ethnologie des populations océaniennes, essentiellement de la population kanak (sculptures anciennes, totems, masques funéraires, poteries, parures, bijoux, monnaies kanaks, sagaies, flèches faitières, reproduction de pirogues et d'une grande case installée dans sa cour intérieure) mais aussi avec des œuvres provenant d'autres sociétés insulaires du Pacifique, notamment de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Wallis-et-Futuna, Vanuatu ou Fiji[51].
le musée de la Ville de Nouméa, fondé en 1996 et installé dans un bâtiment de style colonial récemment rénové, en bordure de la place des Cocotiers. Celui-ci avait, par le passé, servi tout d'abord de local à la Banque Marchand, première banque locale, de 1874 à 1880, puis, après la faillite retentissante de cet établissement financier, d'hôtel de ville de 1880 à 1975[49]. Il accueille plusieurs objets retraçant l'histoire du chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie de sa création en 1854 à nos jours, issus de plusieurs collections privées (dont celle de la Société Le Nickel), mais aussi deux expositions permanentes : une au sous-sol sur la Nouvelle-Calédonie dans la Grande Guerre et la seconde à l'étage sur la Seconde Guerre mondiale.
le Musée d'histoire maritime, inauguré le 4 octobre 1999 dans les locaux de l'ancienne gare maritime sur les quais du port, à l'entrée de Nouville, et créé à l'initiative de deux associations de passionnés d'archéologie sous-marine : « Fortune de mer » (au champ d'action limité aux eaux territoriales néo-calédoniennes) et « Salomon » (qui s'intéresse au mystère de la disparition du navigateur Jean-François de La Pérouse près de l'île de Vanikoro aux îles Salomon en 1788). Le musée expose ainsi de manière permanente, sur 600 m², les découvertes des différentes campagnes de fouilles réalisées par ces deux associations, selon 6 thèmes : les premiers navigateurs (sur les techniques de navigation des premiers peuples océaniens), l'ère des grands découvreurs, aventuriers et commerçants (sur les santaliers et baleiniers du début du XIXe siècle), de Port-de-France à Nouméa, sur la route du nickel et au temps des Américains. À cela s'ajoute des expositions temporaires, installées à l'étage du bâtiment[52],
le musée du Bagne, installé dans l'ancienne boulangerie en pierre du bagne sur la presqu'île de Nouville, qui passe pour être le plus ancien bâtiment construit par l'administration pénitentiaire sur ce site, a été créé par l'association « Témoignages d'un passé ». Il n'est pas ouvert en permanence, mais se visite à la demande et est le point de départ d'un tour guidé des différentes infrastructures du bagne de Nouville : la chapelle, les anciens ateliers qui abritent aujourd'hui le département de droit, économie et gestion de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, l'ancien magasin aux vivres devenu le Théâtre de l'Île, l'ancien hôpital du marais et actuel CHS Albert-Bousquet, la ferme nord et la laiterie[53],
Deux théâtres, gérés par le Centre d'Art de la Ville de Nouméa :
le Théâtre de l'Île, ouvert en 2000 dans un édifice massif en pierre taillée du bagne de Nouville construit en 1875 pour servir de cathédrale (fonction qu'il n'a jamais remplie) et qui a été successivement un magasin aux vivres de la pénitentiaire, lieu d'élevage de vers à soie à partir de 1930, salle de balle, centre de regroupement des prisonniers à partir de 1940 et salle de cinéma et de spectacle à partir de 1970. Entièrement réaménagé par la ville de Nouméa à partir de 1994 pour le faire répondre aux normes acoustiques et d'organisation de l'espace (avec une salle de 354 places et l'aménagement de coulisses) d'un théâtre moderne. Dominant la mer, il est voisin du campus universitaire et des archives territoriales[54],
le Théâtre de Poche est une salle de spectacle de petite taille et au caractère intimiste, et fait partie des locaux du Centre d'Art installés en 1996 dans les bâtiments de l'ancienne prison civile, à côté du Palais de Justice. Le Centre d'Art, outre des locaux administratifs, accueille également des salles d'expositions et de répétitions mises à disposition des troupes de théâtre, chorales ou autre associations artistiques affiliées à cette institution[55],
le Centre Culturel Tjibaou, véritable vitrine tant au plan local, régional qu'international de la culture kanak, installé dans un complexe monumental réalisé entre 1995 et 1998 sur le site qui avait accueilli en 1975 le festival Mélanésia 2000 organisé par Jean-Marie Tjibaou, en bord de mer à l'est de Nouméa, à côté du quartier résidentiel et du golf de Tina. Il est l'œuvre de l'architecte italien Renzo Piano qui a pris le parti d'allier modernité et architecture vernaculaire dans un style devenu mondialement célèbre, notamment pour ses dix hauts bâtiments nervurés et effilés en bois et acier, figurant des cases traditionnelles stylisées. Géré par l'Agence de développement de la culture kanak, fondé par les Accords de Matignon, et inauguré dans le cadre de la signature de l'Accord de Nouméa les 4 et 5 mai 1998, il comprend une salle de spectacle couverte de 400 places en bois (salle Sissia), une scène en plein air, un sentier kanak qui fait l'office d'une visite commentée, des salles d'expositions, de cours d'initiation aux arts et techniques de fabrication d'ouvrages traditionnels, de récit de contes et légendes kanaks et une médiathèque.
l'Académie des langues kanak, prévue par l'Accord de Nouméa et créée officiellement le 17 janvier 2007, est chargée de la promotion des langues kanak et de leur enseignement. Elle est installée dans un immeuble entre le port et le centre-ville de Nouméa,
le Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie, ancienne École territoriale de musique (ETM), elle est installée dans l'ancien consulat britannique, grand bâtiment de style colonial datant du XIXe siècle situé dans le quartier de l'Artillerie Nord. L'École de musique de Nouméa, créée en 1974, s'y installe avant de se transformer en l'ETM puis en Conservatoire. Outre des leçons instrumentales et de solfèges, le Conservatoire abrite également un auditorium servant à accueillir des concerts et récitals de musique orchestrale, classique ou non (notamment de jazz), ou de chants (choral, lyrique ...), réalisés par des artistes locaux ou internationaux[56]. Le conservatoire organise également des cours en dehors du chef-lieu du territoire, au Mont-Dore, à Dumbéa, Païta, Boulouparis, La Foa, Bourail, Koné, Koumac et à Lifou[57],
la Fédération des Œuvres Laïques (FOL) qui dispose, au sommet de la colline dite du Sémaphore qui domine le centre-ville, d'un bâtiment accueillant une salle de spectacle (où ont lieu essentiellement des représentations théâtrales, des manifestations comme l'élection de Miss Nouvelle-Calédonie, la plupart des spectacles de fin d'année des écoles nouméennes et des spectacles d'artistes ou d'humoristes locaux, métropolitains ou internationaux) de 550 places, et une salle d'exposition[58].
le Café musiques municipal « Le Mouv' », « monolithe habillé d'une résille en bois et en métal, comme une double peau » installé dans le parc municipal de Rivière-Salée au nord de la ville et inauguré en août 2001. Il consiste en une salle de concert de 200 m² et de 400 places et en une scène de 100 m²[59],
12 salles de cinéma au sein du multiplexe CinéCity, en bordure du port et du centre-ville, soit un bâtiment de 5 niveaux comprenant un espace de jeux d'arcade, de restauration et la billetterie au rez-de-chaussée, les salles dans les trois premiers étages et enfin les bureaux de la société Hickson qui gère ce cinéma au dernier étage. À cela s'ajoute les trois salles du Rex, qui faisait partie des deux cinémas appartenant à la société Hickson à Nouméa avant l'ouverture du CinéCity, et qui sert toujours aujourd'hui à des projections privées ou pour des scolaires. Toutes les autres salles (celles du City, l'autre cinéma Hickson à Nouméa, du Plaza et du Liberty) ont tous été démolis ou reconvertis. Le choix des films reste généralement limité et retardé vis-à-vis des sorties internationales et françaises[60][61].
Il existe toutefois également des infrastructures du même types disséminées dans le reste de la Nouvelle-Calédonie :
les bibliothèques municipales de Boulouparis, Bourail, Dumbéa, Hienghène, Koné, Mont-Dore, Ouvéa, Poindimié, Pouébo, Pouembout, Thio et Voh, les médiathèques de La Foa et Païta et la bibliothèque provinciale Lôhna de à Lifou,
le Musée de Bourail, la Villa-Musée (reconstitution d'une maison traditionnelle de colon-éleveur) de Païta et le Musée de la Mine de Thio,
les centres culturels municipaux de Dumbéa (servant surtout de salle de spectacle et des fêtes), Goa Ma Bouarate de Hienghène, du Mont-Dore (essentiellement salle de spectacle, pour des représentations théâtrales ou des concerts), les deux centres culturels provinciaux de Koné et Yeiwéné Yeiwéné situé dans la tribu de Hnainèdre à Maré, le carrefour culturel de Bourail, la maison de la culture de l'Île des Pins, le centre socio-culturel de La Foa et le dock socio-culturel de Païta,
la salle de spectacle municipale du Colisée de Bourail,
la salle de cinémas Jean-Pierre Jeunet à La Foa, lieu où se déroule annuellement le festival de La Foa, et celle de Bourail. Un projectionniste itinérant parcourt également les différentes tribus et villages de la « Brousse »[60].
Enfin, le Chapitô[62] de Nouvelle-Calédonie est une structure itinérante de diffusion, de création et d’éducation des arts vivants, au sein d'un grand chapiteau.

Musique [modifier]
Article détaillé : Musique calédonienne.

Kiosque à musique de Nouméa
La Nouvelle-Calédonie connaît une certaine diversité musicale, témoin de sa diversité culturelle.
Le Kaneka est une forme musicale née au milieu des années 1980, lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Le Kaneka trouve son origine dans le battement binaire produit sur un tronc d'arbre central lors du "Pilou", rythme traditionnellement utilisé lors des cérémonies tribales kanak. Le meilleur représentant de ce style est la troupe de danseurs We Ce Ca, mené par le chanteur Tim Sameke, qui mêle chorégraphies traditionnelles et musiques adaptant le Kaneka à un style plus moderne, avec notamment l'introduction de sons et de rythmiques électroniques, qui ont rendu ce groupe particulièrement populaire. Le Kaneka se même parfois, et de plus en plus, à des rythmiques et des mélodies proches du reggae, qui est également un style musical très populaire en Nouvelle-Calédonie et notamment auprès des Kanak. De nombreuses figures internationales du reggae ont fait des concerts en Nouvelle-Calédonie: Jimmy Cliff, Israël Vibration ou encore The Wailers.
La population européenne, et surtout les Caldoches de Brousse, ou Broussards, ont développé aussi un style musical assez typique mêlant des expressions caldoches et une musicalité essentiellement empruntée à la musique country.
À cela s'ajoutent les musiques traditionnelles des autres communautés, et surtout l'ensemble des styles musicaux importés de Tahiti: tamure mais aussi la valse tahitienne (valse à deux temps), ...
À côté de cela se développe de plus en plus des groupes de jazz, musique soul ou rock. Des festivals musicaux se sont multipliés depuis les 10-15 dernières années: le festival Live en août[63] créé en 1991 par la Grande Brasserie de Nouvelle-Calédonie (GBNC) initialement pour mieux faire connaître les musiciens de jazz du territoire sous le nom de Jazz en août avant de prendre sa dénomination actuelle en 1998, il réunit des groupes locaux et internationaux (essentiellement de la zone Pacifique toutefois, notamment australiens ou néo-zélandais) de jazz, rock, soul et folk (notamment irlandaise) dans les bars, bistros, tavernes et restaurants essentiellement à Nouméa mais de plus en plus sur l'ensemble du Territoire. Le festival Femmes funk[64], créé en 1997 essentiellement pour promouvoir les artistes féminines de la zone Pacifique (mais pas seulement), organise sur un site à la fois des concerts d'artistes internationaux (soul, jazz, reggae, bossa nova, rock, slam, kaneka, hip-hop ...) accompagné d'ateliers enfants ou d'initiation à l'artisanat traditionnel, tout d'abord sur Nouméa (généralement 4 jours sur le site du Centre culturel Tjibaou) puis en brousse à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre.
Si la Nouvelle-Calédonie s'est dotée de nombreuses salles de spectacles ou de concert, dont celles du Conservatoire, du café-musique Le Mouv' de Rivière-Salée et celles plus importantes de la salle Sissia du Centre culturel Tjibaou ou de la Fédération des Œuvres laïques (F.O.L), auxquelles s'ajoutent des salles en brousse (le centre culturel du Mont-Dore, le colisée de Bourail, ...). Mais elles restent de capacité réduite, et aucun espace adéquat pour accueillir des concerts plus importants n'a été jusqu'ici clairement délimité (ces dernières années, la plupart d'entre eux s'organisaient sur la presqu'île de Nouville à Nouméa, sur la plaine du Kuendu Beach). La construction d'une grande salle de concert est néanmoins en projet.

Littérature [modifier]
La Nouvelle-Calédonie a produit plusieurs écrivains dont le plus célèbre localement reste Jean Mariotti[65]. Ses principales œuvres sont surtout :
Les Contes de Poindi, recueil de contes inspirés de légendes kanak, publié en 1939 puis revu et corrigé en 1941 et traduit en anglais, en allemand et en slovaque notamment.
Takata d'Aïmos, éd. Flammarion, Paris, 1930, 249 p. (réédité à Nouméa en 1995 puis de nouveau en 1999), roman fantastique lui aussi inspiré d'une légende traditionnelle kanak[66].
Remords, éd. Flammarion, Paris, 1931, 283 p. (réédité à Nouméa en 1997), roman psychologique sur les bagnards[67].
A bord de l'incertaine, éd. Stock, Delamain et Boutelleau, Paris, 283 p. (réédité à Papeete en 1981 puis à Nouméa en 1996 et en 2000), récit de fiction se situant dans un pays imaginaire mais inspiré de son enfance dans le petit village calédonien de Farino[68].
Le Dernier voyage du Thétis, éd. Stock, Paris, 1947, 251 p., recueil comprenant 7 nouvelles : « Le Dernier Voyage du Thétis », « Paysage », « Le Porto du Drafn », « Toi y'en a monnaie ? », « Simple histoire », « L'épopée accidentelle », « Nuit calédonienne »[69].
Également plusieurs ouvrages sur l'histoire, la géographie ou l'économie de la Nouvelle-Calédonie.
La Nouvelle-Calédonie a également vu naître ou a accueilli plusieurs auteurs renommés, en inspirant fortement tout ou partie de leur œuvre. C'est le cas notamment de Francis Carco, qui a passé ses dix premières années sur le Territoire, ou encore A.D.G., auteur de roman noir resté célèbre pour ses idées d'extrême droite véhiculées dans ses livres et pour avoir été témoin de la période de la montée de l'indépendantisme puis des Évènements des années 1980.
Pour ce qui est de la littérature kanak, les auteurs les plus représentatifs restent Déwé Gorodey, actuellement membre du Gouvernement local en charge de la Culture, ou encore l'écrivain, poète et dramaturge Pierre Gope[70]. Une de ses pièces, Les Champs de la Terre, fable poétique inspiré du folklore calédonien et surtout kanak, a ainsi été représentée au Festival d'Avignon en 2006 et a fait ensuite l'objet d'une tournée en Europe.
De plus, l'un des auteurs calédoniens les plus prolifiques aujourd'hui est Nicolas Kurtovitch[71], président fondateur depuis 1996 de l'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie, et dont le recueil de poésie Le Piéton du dharma[72] a reçu le prix du salon du livre insulaire d'Ouessant, catégorie poésie. On lui doit surtout des recueils de poésie, mais aussi un roman : Good night friends[73], éd. Au Vent des Îles, Papeete, 2006, 124 p., ainsi que plusieurs pièces de théâtres dont une en collaboration avec Pierre Gope : Les Dieux sont borgnes, éd. Grains de sable, Nouméa, 2002[74]. Frédéric Ohlen est un autre poète réputé, auteur de quatre recueils qui allient profondeur du message et acuité de la forme[75]. Le plus récent, La Lumière du Monde[76], a reçu le prix du gouvernement au Salon international du livre océanien (SILO 2005).
En 1996 a été créé le Prix Livre Mon Ami décerné par des enfants âgés de 9 à 13 ans vivant en Nouvelle-Calédonie à un ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse de parution récente et de langue française. L'auteur qui remporte le prix est ensuite invité à se rendre en Nouvelle-Calédonie pour rencontrer ses jeunes lecteurs.
La Brousse en folie de Bernard Berger permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succès d'édition de l'île.

Galerie de photos [modifier]

"La poule" à Hienghène

Le phare Amédée à Nouméa

L'atoll d'Ouvéa

Baie d'Upi à l'Île des Pins

Baie de Saint-Joseph à l'Île des Pins

Falaises de Xodre à Lifou

Récif corallien à Lifou

Case traditionnelle kanak

Paysage de brousse au nord vers Poum

Pirogue traditionnelle de l'Île des Pins

Le fameux Kiosque de la Place des Cocotiers à Nouméa

Fontaine Céleste, place des Cocotiers à Nouméa

Un paysage typique du Sud de la Grande Terre.

Un creek riche en oxydes de métaux dans le Sud de la Grande Terre.

Un creek riche en oxydes de métaux dans le Sud de la Grande Terre.

Un groupe de femmes Kanak

La Baie des Tortues, du côté de Bourail.

À Ouvéa, 25 km de sable blanc...

Codes [modifier]
La Nouvelle-Calédonie a pour codes :
F-OD, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
NC, selon la norme ISO 3166-1 alpha-2 (liste des codes pays),
.nc, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
NCL, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
NW, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,

Notes et références [modifier]
À parité avec l'euro
Les différents types de collectivités en outre-mer [archive]
CE 13 décembre 2006, N° 279323 : « Considérant, en second lieu, que la Nouvelle-Calédonie n'est pas régie par le titre XII de la Constitution relatif aux collectivités territoriales de la République mais par son titre XIII, qui lui est spécifiquement consacré et que son organisation et ses compétences sont déterminées, dans le respect de l'accord signé à Nouméa le 5 mai 1998, par la loi organique du 19 mars 1999, laquelle ne la qualifie pas de collectivité territoriale » [archive]
Joël Dauphiné en fait un récit détaillé dans son livre intitulé Canaques de la Nouvelle-Calédonie à Paris en 1931 - de la case au zoo (éd. L'Harmattan - 1998)
Chiffres clés géographiques sur le site de l'ISEE [archive]
« Un archipel du Pacifique sud », présentation générale de la Nouvelle-Calédonie sur le site du vice-rectorat [archive]
Présentation de Tiga sur le site du SAGE des Îles Loyauté [archive]
Présentation des îles Belep sur oceandots [archive]
Superficie des communes sur le site de l'ISEE [archive]
« La Moqueuse aux Chesterfield », site du ministère de la Défense [archive]
Présentation des îles Chesterfield [archive]
Zone des récifs d'Entrecasteaux sur le site du projet du lagon calédonien au patrimoine mondial de l'UNESCO [archive]
(en) Présentation des récifs d'Entrecasteaux [archive]
Slogan touristique assez répandu, il a été repris dans un livre de vulgarisation océanographique publié par l'IRD comprenant plus de 500 photographies du lagon calédonien et préfacé par Luc Besson : P. Laboute, M. Feuga, R. Grandperrin, Le Plus Beau lagon du monde, éd. Alizés, Nouméa, 1991, 272 p., réédité en 1999 par les éditions Catherine Ledru.
Zone d'Ouvéa et Beautemps-Beaupré sur le site du projet du lagon calédonien au patrimoine mondial de l'UNESCO [archive]
« Les lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés », Présentation du site sur le site officiel de l'UNESCO [archive]
[pdf] J-L. Maitrepierre, « Impact du réchauffement global en Nouvelle-Calédonie », Météo France, 2006 [archive]
[pdf] Fiche sur le climat par l'ISEE [archive]
abcDonnées météorologiques moyennes pour la Nouvelle-Calédonie données par meteo.msn.com [archive]
abQuelques records météorologiques sur le site de Météo France [archive]
Population légale au recensement 2004 sur le site de l'ISEE [archive]
abSynthèse du recensement de 2004 par l'ISEE [archive]
Données statistiques générales du recensement de 1996 [archive]
Chiffres généraux sur la population sur le site de l'ISEE [archive]
Rapport parlementaire nº972 du 9 juin 1998 relatif à la Nouvelle-Calédonie présenté par [archive] Catherine Tasca.
E. Tawil, « La "laïcité française" face aux principes communs des relations Églises-État en Europe », 30/04/2007, p.16-17 [archive]
Constitution, Titre XIII: Dispositions transitoires relatives à la Nouvelle-Calédonie, Articles 76 et 77 [archive]
Historique institutionnelle sur le site du Congrès de la Nouvelle-Calédonie [archive]
JO n° 68 du 21 mars 1999 page 4 197
Arrêté du 30 octobre 2008 du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales [archive] Michèle Alliot-Marie et du secrétaire d'État à l'Outre-mer Yves Jégo portant nomination du commissaire délégué de la République pour la province Sud auprès du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, JORF n°0260 07/11/2008
[pdf]Organigramme de la Subdivision administrative Nord [archive]
[pdf]Organigramme de la Subdivision administrative Îles Loyauté [archive]
Le rôle du gouvernement défini sur le site officiel du gouvernement [archive]
Carte des aires coutumières [archive]
Article 1.5 de l'Accord de Nouméa [archive]
M. Baltzer, « Le pays a son hymne et sa devise », Les Nouvelles Calédoniennes, 27/06/2008 [archive]
Les attributions du Haut-commissaire sur le site officiel du Haut-commissariat [archive]
Les trois subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie sur le site officiel du Haut-commissariat [archive]
Site officiel du Vice-rectorat [archive]
Site du GSMA-NC [archive]
Page de la gendarmerie sur le site officiel des FANC [archive]
La page de l'armée de terre sur le site officiel des FANC [archive]
Présentation des unités de la Marine en Nouvelle-Calédonie [archive]
La Page de l'armée de l'air sur le site officiel des FANC [archive]
Site officiel du Consulat général d'Australie [archive]
Liste des consulats en Nouvelle-Calédonie sur le site de l'Université [archive]
Publication dans le bulletin de l’Union Française des Géologues - 2003
Site officiel des Archives de Nouvelle-Calédonie [archive]
ab« Le circuit historique. Une promenade dans Nouméa » [archive] sur le site officiel de la ville.
Présentation de la médiathèque de Rivière Salée [archive] sur le site officiel de la ville de Nouméa.
Présentation du musée de la Nouvelle-Calédonie [archive] sur le site du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud
Présentation du Musée de l'histoire maritime de Nouméa [archive] sur le site officiel de la mairie d'Albi, villes d'origine de La Pérouse.
Présentation du musée du Bagne [archive] sur le site officiel de l'association « Témoignages d'un passé »
Présentation du Théâtre de l'Île [archive] sur le site officiel de la ville de Nouméa.
Présentation du Théâtre de Poche et du Centre d'Art [archive] sur le site officiel de la ville de Nouméa.
Historique du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie [archive] sur le site officiel de la ville de Nouméa.
Présentation des enseignements [archive] sur le site officiel du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie.
Page de présentation des Loisirs et cultures du territoire [archive] sur le site officiel du Vice-Rectorat
Présentation du Café musiques Le Mouv' [archive] sur le site officiel de la ville de Nouméa.
abDominique Auzias, Jean-Paul Labourdette [archive], Le Petit Futé, p.83
Site officiel du CinéCity [archive]
Le Chapito de Nouvelle-Calédonie [archive]
Site du festival Live en Août [archive]
Site du festival Femmes Funk [archive]
Association pour l'édition des œuvres de Jean Mariotti [archive]
Takata d'Aïmos [archive]
Remords [archive]
A bord de l'incertaine [archive]
Le Dernier voyage du Thétis [archive]
CARAKTERES n°33 [archive]
Site personnel [archive]
Annonce sur son site personnel [archive]
. [1] [archive]
http://www.nicolas-kurtovitch.net/kurto_livre18.html [archive]
Selim Lander [2] [archive]
éd. Grain de Sable/l’Herbier de Feu, Nouméa, 2005

Bibliographie [modifier]
Alban Bensa, La Fin de l'exotisme, Anacharsis, 2006, (ISBN 2-914777-24-8)([3])
Michel Millet, Carnets de campagne en Nouvelle-Calédonie, préfacé par Alban Bensa, Anacharsis, 1878, (ISBN 2-914777-14-0) ([4])
Alban Bensa et Jean-Claude Rivierre, Histoires canaques., CILF, 1983, (ISBN 2-85319-114-1) (histoires bilingues français et paicî ou cemuhî)
Roselène Dousset-Leenhardt, Colonialisme et contradictions, Nouvelle-Calédonie 1878-1978. Les causes de l'insurrection de 1878., L'Harmattan, 1978, (ISBN 2-85802-053-1)
Henri Perron, Calédonie sur parole... À l'écoute de Parawy Reybas et des autres..., Grain de Sable, 1998.
Joël Dauphiné, Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie (1853-1913), L'Harmattan, 1989.
Jérôme Cazaumayou et Thomas De Deckker, Gabriel Païta, témoignage Kanak. D'Opao au pays de la Nouvelle-Calédonie. 1929-1999, L'Harmattan, Mondes Océaniens, 1999, (ISBN 2-7384-8189-2).
Jone Passa, De l'ethnique au national et du national à l'ehtnique (ou de la douleur d'être colonisé), Annales de déclassement I:1, 2005.
Jules Garnier, Voyage à la Nouvelle-Calédonie (1863-1866) éd. du Cagou, Nouméa 1990.
Didier Daeninckx Cannibales 1999

Liens externes [modifier]

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Catégorie Nouvelle-Calédonie de l’annuaire dmoz
Site officiel du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
Bernard G. Pelletier, Les minerais de nickel de Nouvelle Calédonie, Publication dans le bulletin de l’Union Française des Géologues - 2003
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